Sollicitée par la proposition de l’Association Eurosésame à discuter un sujet qui nous concerne, c’est-à-dire "Les droits des enfants", notre classe (une classe de quatrième), a décidé de lire quelques articles de la Convention et, sous la direction du prof d’italien, a ouvert un petit débat qui a été ensuite traduit en français en collaboration avec le prof de langue étrangère.

Voilà, en résumé, quelques informations obtenues à travers notre recherche et nos considérations:

 

 

 

Autour du problème "La Tutelle des droits du mineur"

DEBAT

Le mot "mineur" indique exclusivement l'age d'une personne; en Italie la minorité va de la naissance jusqu'à l'accomplissement des 18 ans.

Pendant cette période de formation de la personnalité, le jeune est lié aux adultes qui, d'après la loi, ont le devoir de s'en occuper relativement à son éducation, sa santé, son logement, son instruction, sa nourriture, aux choix futurs.

Chaque mineur jouit de droits précis qui concernent sa personne et son patrimoine dès sa naissance.

La Convention internationale sur les droits des enfants, approuvée le 20 novembre 1989 par l'Assemblée générale de l'ONU, établit les droits des enfants que la legislation d'un grand nombre de pays foule aux pieds.

Giulia Chiara: "Quels sont les droits élaborés par la convention?"

Giovanni: "Quelques-uns parmi les 54 articles affirment que chaque enfant a droit à un nom, à une nationalité, à vivre avec ses parents, à exprimer librement sa pensée, ses habilités mentales et physiques, à vivre dignement. En particulier l'article 32 condamne l'exploitation économique et l'article 19 toute forme de violence ou de mauvais traitements".

Alessandro: "Cependant ces décisions ne sont pas respectées, en effet j'ai lu dans mon anthologie que dans l'Inde beaucoup d'enfants, meme de 7/8 ans, travaillent dans les fabriques d'allumettes, cigares, acier, textiles: en outre, dans plusieurs pays du monde existe l'exploitation des mineurs. En Italie aussi on utilise clandestinement des mineurs dans les secteurs textile (meme de la part de griffes importantes) et hotelier".

Caterina: "C'est une violation de la loi italienne 977 du 17 octobre 1967 qui affirme: "Ceux qui ont moins de 15 ans ne peuvent pas travailler dans l'industrie, également ceux qui ont moins de 14 ans ne peuvent pas travailler dans l’agriculture; en outre les travaux ne doivent pas etre fatigants, dangereux, insalubres".

Piero: "Les données sur les mauvais traitements sont aussi inquiétantes. Voilà ce qui en résulte d'après un rapport de "Telefono Azzurro" (1995):

abus psychologiques 43%,

abus physiques 34%,

négligence 17%,

abus sexuels 6%,

de plus le niveau d'age le plus maltraité, c'est entre 11 et 15 ans".

Giulia B.: "Très souvent j'ai entendu parler de "Telefono Azzurro", né à Bologne en 1987, grace à une association de volontaires. Aujourd'hui c’est un organisme reconnu à l’intérieur duquel travaille une équipe spécialisée composée de psychologues, assistantes sociales, neuropsychiatres infantiles. A partir du janvier 1995 il fonctionne 24 heures sur 24. A son numéro de téléphone: 1.9.6.9.6., qui est gratuit, peuvent s'adresser les jeunes ou leurs parents, soit en cas d'urgence, soit pour signaler des problèmes concernant les mineurs".

Emanuele: "Malgré l'engagement social on assiste encore à des épisodes inquiétants: dans le journal du 4 mars, j'ai lu l'histoire d'un groupe d'enfants marocains segrégués dans une porcherie de Modène et obligés à travailler aux croisements des rues. Leurs familles ont payé au racket de 5 à 10 millions de lires pour les envoyer vers l'Amérique, pays qu'ils ne verront jamais et où, par contre, ils espéraient de travailler et d'étudier. On les faisait travailler 10 heures par jour".

Sara: "En classe nous avons vu un bref reportage au cours d'un journal télévisé du janvier de cette année: ce sont 300.000 les mineurs travaillant en Italie dans le batiment, dans l'industrie textile, dans le tertiaire, etc. Quelques épisodes sont éclatants: à Francavilla Fontana , en province de Brindisi (région: Pouilles), des petites filles de 12-13 ans travaillaient de 7 heures du matin à 8 heures du soir: elles cousaient des chemises pour compte de griffe de renommée mondiale ne touchant que 1000 lires l'heure".

Matteo: "Il n'est pas nécessaire de lire des journaux ou de regarder la télé: il suffit tout simplement de se promener dans les rues de Bologne où il y a de nombreux enfants qui lavent les vitres de voitures, qui sont colporteurs ou qui mendient, memes des nouveaux-nés instrumentés par les adultes".

Francesco F.: Il existe des données officielles se rapportant au monde entier; ces données, diffusées par l'UNICEF, qui s'occupe de secourir les enfants pour tous les soins qu'il leur faut, montrent que les mineurs ne sont pas traités de la manière convenable et qu'ils sont l'objet de nombreuses vexations".

 

 

Classe 3 D SMS "GUIDO RENI" Bologne – Année scolaire 1997-1998